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dimanche 11 décembre 2011
jeudi 8 décembre 2011
Répétitions publiques de Barthabac
Chose rare, nous ouvrons à l'oeil du public notre travail de mise en scène par des répétitions publiques. Elles se dérouleront dans le hall bas de la Bibliothèque Droit-Lettres en décembre, les lundi 12, jeudi 15, vendredi 16 et lundi 19, de 12h à 13h30.
Cette ouverture de l'atelier théâtral permet une sensibilisation du public au travail effectué en amont des représentations, une entrée dans les rouages du spectacle ainsi que dans les inévitables questionnements qui surgissent au cours de ce processus mené par essai et erreur qu'on appelle la "mise en scène".
Enfin, cette mise à nu se justifie en particulier dans le cas de Barthabac napolitain, puisque la pièce joue avec différents niveaux de réalité, dont ceux qui créent la situation de jeu : réalité du public, réalité du spectacle ; hiérarchie que la pièce bouleverse en traversant tous les interdits limitant la communication entre les différents plans de narration... Les acteurs sortent parfois de l'histoire qu'ils racontent dans la pièce, et même de la pièce elle-même, pour raconter plutôt ce que c'est que de faire du théâtre. En ouvrant nos répétitions au public, nous mettons encore une fois en abyme ce processus.
Merci à Karin Busch de la BUDL pour son accueil chaleureux.
Cette ouverture de l'atelier théâtral permet une sensibilisation du public au travail effectué en amont des représentations, une entrée dans les rouages du spectacle ainsi que dans les inévitables questionnements qui surgissent au cours de ce processus mené par essai et erreur qu'on appelle la "mise en scène".
Enfin, cette mise à nu se justifie en particulier dans le cas de Barthabac napolitain, puisque la pièce joue avec différents niveaux de réalité, dont ceux qui créent la situation de jeu : réalité du public, réalité du spectacle ; hiérarchie que la pièce bouleverse en traversant tous les interdits limitant la communication entre les différents plans de narration... Les acteurs sortent parfois de l'histoire qu'ils racontent dans la pièce, et même de la pièce elle-même, pour raconter plutôt ce que c'est que de faire du théâtre. En ouvrant nos répétitions au public, nous mettons encore une fois en abyme ce processus.
Merci à Karin Busch de la BUDL pour son accueil chaleureux.
mercredi 7 décembre 2011
Barthabac napolitain
Le spectacle
1967. Ecrivain en mal d’inspiration, perdu dans Naples la veille d’une importante conférence dont il n’a pas écrit la première ligne, Roland Barthes se laisse entraîner dans une taverne par un étrange voleur honnête... Dans ce bar dont vous aussi êtes le héros, commence une nuit d’ivresse où le flot du vin le dispute à celui des histoires napolitaines. On y rencontre des amoureux, des chevaliers pas très courageux, des esprits inquiétants et des crocodiles mangeurs d’hommes… La conscience de Barthes le somme de quitter la taverne pour retourner à sa page blanche, mais une autre voix lui souffle de rester boire un coup : si la solution était au bout de la nuit, là où les repères vacillent ? Notre intellectuel retrouvera-t-il l’inspiration ?
Les acteurs, changeant sans cesse de rôle et de plan de réalité, vous feront naviguer entre le bar napolitain, le bar grenoblois, les mondes imaginaires qu’ils créent en les racontant… Qui sait s’ils ne finiront pas par se plaindre de leurs conditions de travail ? Tout comme Roland Barthes, vous entrerez dans cette architecture gigogne de niveaux de réalité, de sens et de signes…
Venez traverser cette nuit avec nous, pour le meilleur et pour le rire !
C'est Acte I, une association qui regroupe des étudiants de l'Université Stendhal de Grenoble, soutenue par Filippo Fonio, maître de conférences à l'Université Stendhal, qui a demandé à Geneviève Genicot d'Ici/Ailleurs de les accompagner dans ce projet en proposant, au départ pour un concours organisé par l'Université Partenope de Naples, un texte et une mise en scène. Aujourd'hui, le projet vole de ses propres ailes en France, avec un groupe d'acteurs amateurs issus majoritairement des départements de Lettres ou d'Arts du Spectacle de l'Université Stendhal.
mardi 6 décembre 2011
Un théâtre de la poésie radicale, musical et sensoriel - Projet dramaturgique
Il s'agit de renouveler l'expérience théâtrale en proposant des textes à forte dimension musicale et sensorielle. Dans ces textes, des voix, plus que des personnages, recréent le monde par le langage. Les courants de voix peuvent correspondre à des personnages au sens classique du terme, mais, de façon plus intéressante, peuvent correspondre à des instances de subjectivité inédites (Roberto Alvim donne l'exemple de l'accident : quel est le mode de subjectivité d'un accident?) Les voix qui se croisent, se répondent, se superposent, construisent ainsi une tension dramatique mettant en scène des éléments inédits. Le spectateur est invité à un voyage qui mène d'un mode de subjectivité à l'autre. Ces modes sont matérialisés linguistiquement par des architectures de langage développées pour leur correspondre. Le temps et l'espace sont également des dimensions dans lesquelles le texte voyage à sa guise, afin d'impulser un contraste.
Le contraste entre les voix, au niveau de l'architecture linguistique mais aussi au niveau du jeu d'acteur (textures) est une composante fondamentale de la dramaturgie de la poésie radicale. La performance de l'acteur est centrale dans la transmission du texte. Ce dernier est délivré de préférence comme dans un écrin noir afin d'atteindre toutes ses potentialités sensorielles.
Le contraste est servi autant que faire se peut par la mise en scène, dont l'un des principes est d'éviter la redondance ou l'illustration réaliste du texte. On pourra par exemple pointer un doigt "là-bas" tout en prononçant la parole "ici". En effet, il appartient à l'acteur de créer sur scène le monde, de façon performative. L'acteur (comme le fait Juliana Galdino dans son travail) emmène le spectateur dans des mondes de sensations étranges et toujours surprenantes.
La place du récit dans cette dramaturgie est forcément, sinon secondaire, du moins parallèle à la place de la forme, qui constitue elle-même, dans ce type d'écriture, un contenu. Le récit tend à exprimer la recherche de renouvellement de l'expérience humaine. Ainsi, Reine de pluie évoque l'expérience du voyage déshumanisant contemporain, et cherche à aborder, par différents biais, l'explosion des vitesses de déplacement des humains et les conséquences sur la conception de la vie, de l'amour, du travail. Le texte cherche, autant que faire se peut, à traiter d'événements ou de sensations qui sont du domaine de l'étrange, du non connu, du non nommé linguistiquement.
Cette dramaturgie vise donc à faire vaciller la perception de la réalité en y proposant des entrées inédites et des histoires qui voudraient la renouveler.
Source des illustrations : http://anailserdz.blogspot.be/2013/03/unidad-5-dinamica-de-contraste.html et http://www.infovis.net/printMag.php?num=126&lang=2
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Le contraste est servi autant que faire se peut par la mise en scène, dont l'un des principes est d'éviter la redondance ou l'illustration réaliste du texte. On pourra par exemple pointer un doigt "là-bas" tout en prononçant la parole "ici". En effet, il appartient à l'acteur de créer sur scène le monde, de façon performative. L'acteur (comme le fait Juliana Galdino dans son travail) emmène le spectateur dans des mondes de sensations étranges et toujours surprenantes.
La place du récit dans cette dramaturgie est forcément, sinon secondaire, du moins parallèle à la place de la forme, qui constitue elle-même, dans ce type d'écriture, un contenu. Le récit tend à exprimer la recherche de renouvellement de l'expérience humaine. Ainsi, Reine de pluie évoque l'expérience du voyage déshumanisant contemporain, et cherche à aborder, par différents biais, l'explosion des vitesses de déplacement des humains et les conséquences sur la conception de la vie, de l'amour, du travail. Le texte cherche, autant que faire se peut, à traiter d'événements ou de sensations qui sont du domaine de l'étrange, du non connu, du non nommé linguistiquement.
Cette dramaturgie vise donc à faire vaciller la perception de la réalité en y proposant des entrées inédites et des histoires qui voudraient la renouveler.
Source des illustrations : http://anailserdz.blogspot.be/2013/03/unidad-5-dinamica-de-contraste.html et http://www.infovis.net/printMag.php?num=126&lang=2
mercredi 16 novembre 2011
La chasse aux bêtises

La compagnie Arts Nomades, le collectif Poetry in Motion (PIM's) et Ici/Ailleurs s'associent sur le dispositif de la Chasse aux bêtises, dont les premières installations auront lieu en Belgique, les 26 et 27 décembre aux Centres culturels de Mont-sur-Marchienne et de Montigny-le-Tilleul, puis les 7 et 8 janvier 2012 à L'Eden de Charleroi.
Ici/Ailleurs assure la dramaturgie du dispositif.
Le dispositif restitue, dans une maison à explorer, les bêtises d'enfances collectées auprès de la population, et permet aux visiteurs de passer dans un confessionnal à bêtises pour augmenter encore la collecte! Le tout se passe dans les pièces éclatées d'une maison où sont cachés les comédiens, où parlent des voix dans des téléphones, où l'on peut voir des images vidéo défiler sur une vieille télé, ou encore manipuler des objets qui sont partie prenante des bêtises faites ou à faire...
Parler des bêtises, c'est retrouver une commune humanité, celle de l'enfance, de la recherche et de la transgression des limites!
A long terme, l'objectif est d'étendre la collecte à d'autres pays, puisque le Collectif comporte des acteurs multilingues (français, anglais, italien, néerlandais, grec, portugais...)
Rendez-vous très bientôt ... pour faire plein de bêtises!
mardi 15 novembre 2011
Ateliers d'écriture
Ici/Ailleurs est ouverte à toute proposition d'intervention dans un groupe déterminé pour l'animation d'ateliers d'écriture.
Les objectifs sont fixés avec le groupe, un thème étant choisi comme prétexte à l'exploration des sensations et de la réalité. La poésie permet d'aborder toutes les situations de façon originale et sans trop "coller" à un réel qui peut parfois s'avérer douloureux. Inventer autre chose par le texte : voilà ce qui guide la démarche.
Pour amener le processus d'écriture, des exercices d'improvisation, des voyages sensoriels, des exercices de jeu, et d'autres procédés encore, peuvent être proposés. Il ne s'agit donc pas forcément de rester assis derrière une table en attendant que vienne l'inspiration : il existe d'autres chemins, des incentives physiques et sensoriels à l'écriture.
Selon les objectifs fixés (exercices, écriture d'un texte, écriture d'une pièce...) le suivi est assuré afin que les objectifs soient remplis et qu'une cohérence textuelle soit présente.
N'hésitez pas à nous contacter : ici.ailleurs.compagnie@gmail.com
Les objectifs sont fixés avec le groupe, un thème étant choisi comme prétexte à l'exploration des sensations et de la réalité. La poésie permet d'aborder toutes les situations de façon originale et sans trop "coller" à un réel qui peut parfois s'avérer douloureux. Inventer autre chose par le texte : voilà ce qui guide la démarche.
Pour amener le processus d'écriture, des exercices d'improvisation, des voyages sensoriels, des exercices de jeu, et d'autres procédés encore, peuvent être proposés. Il ne s'agit donc pas forcément de rester assis derrière une table en attendant que vienne l'inspiration : il existe d'autres chemins, des incentives physiques et sensoriels à l'écriture.
Selon les objectifs fixés (exercices, écriture d'un texte, écriture d'une pièce...) le suivi est assuré afin que les objectifs soient remplis et qu'une cohérence textuelle soit présente.
N'hésitez pas à nous contacter : ici.ailleurs.compagnie@gmail.com
jeudi 10 novembre 2011
Intervention LANSAD 2011-2012
En septembre 2011, Filippo Fonio a invité Geneviève Genicot dans l'Atelier théâtre en italien du LANSAD, lui commandant une pièce à écrire en collaboration avec les étudiants. Partant du thème de l'Atlantide comme prétexte à explorer les désirs de la jeunesse, Geneviève a élaboré un texte très musical qui fait actuellement l'objet d'un travail de jeu et de mise en scène avec les étudiants. La langue italienne sera explorée dans ses aspects musicaux et phoniques : le plaisir de la langue sera mis au premier plan, afin d'ouvrir les horizons linguistiques au-delà d'une approche purement utilitariste.
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