dimanche 1 mai 2016

Vernissage-balade en plein air


Fakasûtra du Mouton
Une invitation au plaisir de l'étude 
installation plastique & sonore
de Geneviève Genicot et Amandine Dupraz   

Les artistes auront le plaisir de la présenter 
parmi 12 œuvres en plein air sur le campus Grenoble Alpes
 lors du  vernissage-balade en compagnie des artistes
et avec des performances
mercredi 4 mai à 18h
départ devant l'IAE


A propos de l’œuvre ... 
La conquête de l’univers, rêve ancestral de l’homme, est aujourd’hui plus que jamais à notre portée.
Une rencontre avec les habitants intelligents du ciel moutonnant est imminente.
De la laine de nos rêves, faisons une toile d’étoiles et attrapons le ciel en plein vol !
Serez-vous au rendez-vous ?

Œuvre à base de supraconduction gnomique et de sauts de moutons.

A propos des artistes ... 
>> Geneviève est poète, c’est-à-dire que le but de sa vie est de trouver la formule secrète du château de sable invincible.  C’est pour ça qu’elle écrit des spectacles loufoques et des histoires tendres, des poèmes polyphoniques qui font des frissons à cause des belles voix humaines, et des poèmes en fresque qu’on peut lire quand on marche dans le paysage (ce qui est bien pratique). Elle a aussi fait une thèse de sciences politiques sur la lutte contre la marchandisation de l’éducation, mais là, elle a dessiné et gravé des moutons.

>> Pour Amandine, rencontrer, relier, bricoler des manières d’apprendre, de créer et d’agir ensemble sont au cœur d’une démarche indisciplinée entre création artistique, pratiques d’éducation populaire et recherche doctorale. Son horizon : favoriser la circulation entre les langages tout en maintenant un ancrage dans la vie bouillonnante, à partir d’espaces communs à réinvestir et de dispositifs écologiques à expérimenter. Animatrice d’ateliers d’écriture et diplômée d’un Master Médiation, Art, Culture, ses recherches actuelles croisent pratiques d’écriture et imaginaires de l’Université.


Accès : tram B/C Gabriel Fauré
Gratuit
 
Ou sur le site du CROUS : http://www.crous-grenoble.fr/evenement/exposition-a-pied-doeuvre-3/

jeudi 7 avril 2016

"Poème-magma 3.0"

La poésie est un sourire dans la rue!


Notre Romano grenoblois a demandé à une série de poètes d'écrire sur ce thème ... 
... et puis il a mélangé toutes nos voix - dans ce poème.
C'est bien de se rencontrer dans la page ...
A quand une lecture chorale, comme nous les aimons à Ici/Ailleurs ? 
:-)

La poésie est une saison en renfort.
Je me demande si vous avez gravé le temps.
La rue hésite à entrer en poésie.
Ma peau hésite à se souvenir de sa mue.
Comme moi...
L'apeau est le sifflet hors la rue.
J'aimerai pouvoir partir.
La poésie est ce sourire sur ta bouche.
Mais je ne sais pas faire.
Le sourire est un soupir pour la poésie.
C'est justement ça qui me retient.
Le sourire est une rue, le rire une avenue.
La poésie est un sourire dans la rue
et il t'est destiné.
La rue est un rêve à faire hésiter.
Tout le monde se rue sur la poésie comme sur la rue.
Sous le pavé dans la mare, la plage accueille l’océan des indignés.
Il va pleuvoir comme hier soir le même bruit des flaques sur les trottoirs,
brouillard humide qui voile les noirs reflets qui claquent sur les miroirs.
Soupir poétique sombre ruelle.
Il va pleuvoir comme hier soir bohème aride des cartons de pochoir,
au son acide ivre des remparts comme un serpent glissant sans dard.
Chaque faubourg est une strophe, au hasard du territoire urbain chaque passant est
une source.
Ma peau caresse tes mains rue par rue.
Un rire t'anime.
Rire et rue se lient de nous.
La poésie est un extrême en marge.
Enchantée Enchanteresse, Prêtresse de vivant et divine comedia.
Sur la paume des immeubles l'ocre et l'amande s'épousent.
De ruelle en ruelle nos paroles n’ont pas besoin de rouler sur l’or.
La poésie est un sourire au coin des lèvres.
J'ai changé de vie sans traverser la mort.
La poésie est un sourire au coin d'une rue.
J'ai son regard en mémoire, un regard bleu.
Et je marche dans la marge.
Et j'écris sur les trottoirs.
Je mange et me nourris de tes délices et de tes pains.

Et les mots sur les murs chuchotent dans les oreilles des murs.
Il va pleuvoir comme hier soir dans la rue bis parc à grisoir,
du sang de calice digne d'un polar où sonne l’abysse des âmes soudards.
Je déambule dehors.
Le soupir poétise en terrasse.
Il va pleuvoir comme hier soir comme chaque soir sans chute d'espoir,
poème avide d'un sourire rare aux sombres rues fourbes de gloire.
Je vais là où tu ne vas pas.
T'es rien pour attendre jusqu'au buzz poésie.
T'as honte des sons qui se déploient derrière le filet de tes lèvres.
Rêves entrouverts au travers de ta voix.
Malgré la mélancolie planquée dans les cTmurs cabossés, d’autres moments
s’enchaînent, scintillant, se raccrochant à l’apaisé du jour.
La poésie est une peuplade d'individus.
Dans un tango flamboyant les silhouettent se frôlent.
Les chevelures s'étalent sur les basses.

Il lui faut ce sourire, le tien, même si tu ne le sais pas.
La poésie est un sourire dans la rue
et tu ne l'as pas remarqué.
ton sourire, précisément ; sur ton visage qu'elle croise...
Qu'avais-tu donc à faire qui t’occupait tant et si bien que tu as failli rater le reflet de
ce stigmate humain ?
elle, la femme veuve depuis hier qui marche dans la première heure de la première
rue...

Ma poésie est rue, rale souvent.
Je ne désespère pas pour autant.
Les visions s'enchevètrent,
Nouvelle fortune pour les poètes.
Dans le premier matin d'une absurde vie nouvelle
A quoi pensais-tu quand tu ne voyais pas que l'automne avait commencé puisque les
couleurs de ta rue avaient déjà changées ?
que sais-tu des ombres qui marchent ?

La rue se rue, la poésie se pose.
La poésie, idées reçues à haute voix.
Les Déserts de vide, les bric à braque de tout.
Invisibles ghettos dans les yeux des enfants de la ville, laissez-vous transporter par un
nouveau chant grandiose.
Poésie voix de garrigue.
Ô, et puis, à vrai dire, je suis vie, vide, poésie,
et
Pourtant, je ne suis que votre inflexible souvenir.
Je vous suis esprits...
Les fontaines entrouvertes sur les fenêtres de l'errance se penchent sur le fleuve. Et
moi, dans leur reflet, entre les murs de la ville, j'entrevois tes lèvres endormies
comme deux larmes de sang.
Et qu'est-ce que tu tramais quand t'as laissé une dame dire dans le tramway
que les enfants d’aujourd’hui étaient tous mal élevés ?
La poésie ne souffle pas sur les braises de la violence.
Où commence le courage et quand débute la lâcheté ?

Le sourire d'une inconnue dans la rue est un poème qui dit "je t'aime".
Ne passe pas à côté du sourire de Césaire.
Un éden se cache derrière le rideau de ces squares si gris.
C'est pas pour toi la poésie tu as dit.
La poésie ? Un truc de vieux, de filles à lunettes, de PD.
Un sourire ? Tout juste bon pour draguer.
L'attirance au-delà des apparences.
La dictée de l'art.
Les passants sont des poètes qui sourient dans les égouts.
La poésie est un souvenir qui tâches d'encre sur le papier un sourire qui s'attache à ne
pas s'arracher.
« nulle part » même la nuit – même la nuit au delà des apparences.
A ta langue la bague a été passée.
Au boulevard de la déprime, sachons la bouler de prime abord.
T'as plus le choix, aux mots tu t'es fait marier.
La Poésie funèbre, funeste et/ou vivante.
Dégout des maux. Délice des mots.
Dès l'instant où tu lis sur un paquet de céréales, sur le journal du quartier, dans un
livre et même à la télé, que tu cliques sur un lien, que tu tournes une page, un
formulaire rempli, la pub aux arrêts de l'autocar.
Écrire un rire.
Le cynisme ambiant a trop tiré sur trop d’ambulances.
Déchiffrées, toutes les lettres t'aguichent.
La violence sympathique.
À tous les quartiers « pauvres », appel à s’enrichir de nouvelles formes de vivre.
Et sourire dans la rue.
Et marcher sur les pages.
C'est être l'auteur de sa hauteur. Tout au creux de la ville.
La main sur le cTmur, le cTmur sur la main. Tout au creux de la vie.
Et de ta bouche s'échappe un rictus.
Plus près de toi mon poème, grâce à toi ce plein d’amour n’est jamais de trop.
Le sourire est un poème à découvrir à chaque coin de rue.

Auteurs : Incognito – Clara Claix – Ina Wak – Tom Astral – Agnès Bely-Cognée – Florie – Willy Simioneck – Onde Alpha – Genevière Genicot
Mix : Romano

lundi 14 mars 2016

A vos agendas! Soirée littéraire à Lille



Vendredi 8 Avril à 20h (ouverture à 19h30)

Soirée spéciale auteurs du Nord « Écrire (tout) contre la bête »
Performance collective avec lectures de textes inédits.

12 auteur(e)s & invités surprises avec Cécile Richard (poète, performeuse), Fanny Chiarello (écrivain), Olivia Profizi (écrivain), Marie Ginet (poète, slameuse), Jean Marc Flahaut (écrivain), Law (slameuse), Patrick Varetz (écrivain), Dominique Quelen (poète), Geneviève Genicot (plasticienne, poète), Carole Fives (écrivain), Amandine Dhée (écrivain, interprètre) et Samira El Ayachi (écrivain). Musique de Benjamin Collier.

Que peut l’écriture dans le chaos ? L’air ambiant influence-t-il l’écrivain et son ouvrage ? L’écriture en climat hostile devient-elle un refuge, un défouloir à colères, une fabrique à résistances, une machine à auto-évaporation ?

Suivi de « Même pas peur de Danser ! »

Danse Participative chorégraphiée par Cyril Vialon (compagnie Caryatides)

Entrée : 3€/2€-12 ans

 Où ? à l'auberge de la Maison Folie Wazemmes

En + Restauration +  Librairie du Bateau Livre

mercredi 2 mars 2016

Printemps des poètes : debout les dames !

Mardi 8 mars à 18h30 à la Maison de la poésie Rhône-Alpes,

Rencontre poétique à l’occasion de la journée de la femme 
 avec les poètes : 

Léa Dessenne, Marie Ginet, Geneviève Genicot, Florentine Rey

et les lecteurs de La Croix bleue des arméniens de France, 
accompagnées par le musicien Jean-Baptiste Perez. 

Entrée libre.
 Merci aux messieurs d’apporter leur spécialité culinaire !

 

Tout le programme - riche et fourni - de la Maison de la poésie Rhône-Alpes pour le Printemps des poètes sur http://www.maisondelapoesierhonealpes.com/

mardi 1 mars 2016

A chacun son poète

Pour préparer sa 18e édition sur le thème "Le Grand XXe - d'Apollinaire à Bonnefoy, cent ans de poésie", Le Printemps des Poètes est allé à la rencontre des passants et des participants du Marché de la Poésie de Paris pour recueillir leurs témoignages sur "leur" poète du XXe siècle, celui qui les a le plus marqués...